Premiers effets concrets de l’application des nombreuses réformes

L’Enseignement qualifiant a été dans l’oeil du cyclone des réformes depuis quelques années jusqu’au décret programme voté en décembre 2024.

S’il n’y a pas de réforme d’ampleur à l’aube de cette rentrée 2025-26, il ne s’agit que du calme avant la nouvelle tempête. En effet, nous aurons à constater rapidement les dégâts causés par la mise en oeuvre des différentes mesures prises à l’encontre de cet enseignement :

Par le Décret programme
  • Diminution de 3% du NTPP.
  • Limitation de l’accès aux 7èmes de qualification ou professionnelles.
  • Refus d’inscriptions d’élèves majeurs ayant décroché plus d’un an en 3ème et 4ème.
Par le Décret gouvernance
  • Première vague de fermetures imposées d’options.
  • Premières écoles fortement impactées par les fermetures imposées.
Quelques amendements ont été apportés à ces mesures tels que :
  • dérogation à la fermeture imposée d’option (RF1 bis),
  • la possibilité d’accès en 7ème Puériculteur/Puéricultrice – Aide-soignant/Aide-soignante – Agent médico-social/Agente médico-sociale pour autant qu’il existe un caractère de correspondance entre
    l’OBG suivie en 6ème et l’OBG souhaitée en 7ème, 
  • le maintien dans certains cas d’emplois d’éducateurs pendant deux années.

Mais ce ne sera pas suffisant pour compenser les nombreuses pertes de charge générées par ces réformes. Nous serons rapidement fixés via les commissions de gestion des emplois sur l’ampleur des dégâts. Nous craignons également une augmentation des regroupements d’élèves pour compenser la diminution d’octroi de NTPP ou des modifications de grilles horaires.

Autrement dit, il faut constater que le souhait de revalorisation de l’Enseignement qualifiant prôné dans le Pacte pour un Enseignement d’excellence se fait d’un point de vue budgétaire et non qualitatif.